danseuse lors du carnaval en Guadeloupe à Pointe-Noire

Le Carnaval dans les caraïbes

Le carnaval aux Antilles et dans la Caraïbe est par définition, lié à l’idée d’abstinence. Le mot a été emprunté à l’italien Carnevale, altération de carne leva, c’est-à-dire « enlève chair ».

Le carnaval annonce le premier jour de carême.

En France métropolitaine, le carême comprend tous les jours même le dimanche gras, le lundi et le mardi gras. La date du carnaval aux Antilles varie entre le 1er janvier et le 9 mars. Ces fêtes du carnaval sont associées à la renaissance de la lumière du soleil au solstice d’hiver. Elles sont liées à d’anciennes fêtes paiennnes hivernales d’origines magico religieuses.

C’est un temps de réjouissance profane qui existe dans toute l’antiquité et qui s’est perpétué malgré la christianisation. Le masque avait et gardait une fonction d’exorcisme. A Rome, lors des lémuries, fête qui était célébrée en l’honneur de Remus afin d’apaiser l’ombre folle de rage de ce dernier et qui duraient six jours, les gens portaient des masques pour effrayer les ombres mortes qui sortaient des enfers pour hanter la ville. On brûlait un mannequin en bois pour purifier la terre et les hommes, oublier les douleurs de l’année passée et se dépouiller des lourdeurs du monde.

Le Carnaval en  Guadeloupe comme à la Martinique, est la fête la plus populaire de l’année. Elle symbolise la régénération conjointe de l’homme et de la nature. Mass à cornes, mass à congos, mass à Zindiens sont d’inspiration soit africaine, soit indienne, parfois un mélange des deux. Le fouet que fait claquer le mass à Congo remet en mémoire le souvenir exécrable du fouet du Commandeur dans la cale des navires de négriers (pendant tout leur long et pénible voyage) ou les souffrances des esclaves sur les plantations.

Le carnaval aux Antilles renferme en lui une perception globale et confuse des différentes cultures qui ont marqué notre histoire. Les manifestations du carnaval se caractérisent par une suspension des règles sociales, une certaine licence des mœurs, un droit à l’insulte personnelle ou collective.

Les déguisements, les mascarades, les mariages insolites et burlesques, les défilés trouvent leurs origines dans diverses époques et divers lieux. A l’époque féodale, plusieurs traités gouvernementaux, policiers et ecclésiastiques ont tenté de supprimer ou restreindre les festivités, sous prétexte de désordre. Ces lois ont contribué à diminuer la période du carnaval sur trois jours : les trois jours gras. En Alsace, en Vendée, et aux Antilles, on les prolonge d’un jour, jusqu’au mercredi des cendres…

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Bon carnaval en caraïbe!