Guadeloupe : L’Histoire d’Anse-Bertrand

L’histoire de la ville d’ Anse-Bertrand en Guadeloupe (97121).

Gros plan sur Anse-Bertrand, l’une des communes les plus typiques de l’archipel guadeloupéen. La commune d’Anse-Bertrand est située à l’extrême nord de la Grande-Terre sur une superficie de 63,8 km2. La population est de 5025 habitants en 1999 (4750 en 1982 et 4800 en 1990).

Les nombreux vestiges des moulins à vent témoignent de l’histoire sucrière de la commune. C’est en 1737 que cette partie de l’île originellement appelée « Anse Saint-Bertrand » a été érigée en « quartier ». La culture du coton était alors importante dans cette zone sèche par rapport à la canne à sucre. La situation sera inversée au XIXe siècle. Les manufactures de sucre passent au nombre de 5 en 1732 à 21 en 1790.

En 1818, la commune compte 25 habitations-sucreries et 24 moulins à vent. Cependant, la palette des cultures était très variée, favorisée en cela par la récession économique de l’Empire due au blocus continental imposé par les Anglais à Napoléon 1er.

En 1835, 73% des superficies cultivées sont dévolus à la canne. Après 1848 on compte 21 manufactures de sucre à Anse-Bertrand. La production cannière va alors décroître jusqu’à nos jours, ceci du à 3 facteurs essentiels : les grandes sécheresses du second empire (1857, 1862 et 1866) ; le manque de main d’œuvre (abolition de l’esclavage) la concurrence du sucre de betterave.

Au fil des années, les rendements baissent au profit des usines de Port-Louis et, à la fin du XIXe siècle, celle de Beauport rachète l’essentiel des terres sucrières d’Anse-Bertrand.

La fermeture de l’usine de Beauport en 1990 encourage à diversifier les cultures et à développer les activités de la pêche et du tourisme.