Sainte-Anne, Guadeloupe : L’histoire de Sainte Anne

L’histoire de la ville de Sainte-Anne en Guadeloupe (97180).
Entre terre et mer, la commune de Sainte-Anne offre des sites naturels d’une richesse infinie : plages de sable fin aux bleus lagons répondent aux vertes vallées où des bœufs se reposent sous les manguiers, près des mares.

Haut-lieu de la période esclavagiste, la ville de Sainte-Anne apparaît aujourd’hui comme une terre de défense des traditions populaires à la Guadeloupe. Témoin, son village artisanal très fréquenté par de nombreux visiteurs. Fondée à la fin du XVIIe siècle, la ville de Sainte-Anne, qui doit son nom à la reine Anne d’Autriche, mère de Louis XIV, devint très vite la paroisse la plus riche et le plus peuplée de la Grande Terre. Elle en fut d’ailleurs le chef lieu avant l’établissement de Pointe-à-Pitre. Un des hauts lieux de la période esclavagiste, elle apparaît aujourd’hui comme une terre de défense de traditions populaires. De nombreuses sucreries étaient installées sur son territoire, le sucre étant embarqué à l’Anse Saline. Sous la dénomination anglaise en 1759, les plantations furent incendiées. Victor Hugues, envoyé par le Directoire, permit la reconquête de l’île (1794).

A la fin du XIXe siècle, Sainte-Anne est la première commune sucrière de la Guadeloupe avec une trentaine d’habitations sucreries et les trois usines à vapeur de Courcelles, Marly et Gentilly, qui employaient une forte main d’œuvre d’immigrés principalement d’origine indienne. Plusieurs moulins, témoins de cette tradition cannière sont d’ailleurs encore visibles notamment à Gissac, Bois-Jolan ou encore au Helleux.

Pendant la révolution française (1789), Sainte-Anne est le théâtre de nombreuses révoltes au cours desquelles se distingua particulièrement le mulâtre Jean-Louis. Plusieurs insurrections seront ainsi réprimées.L’activité agricole de Sainte-Anne s’appuie aujourd’hui sur trois types de culture : la canne à sucre, qui reste une activité majeure, l’élevage, essentiellement les bovins et les porcins, et les cultures vivrières et maraîchères (melon, tomates, fruits tropicaux, …).Commune tournée vers la mer, Sainte-Anne abrite de nombreux pêcheurs pratiquant surtout la pêche au casier. Cette profession tend à s’organiser pour accroître sa productivité et mieux répondre à la demande des consommateurs. Le nombre élevé d’artisans, la forte fréquentation du village artisanal et le traditionnel « Forum de l’Artisanat d’Art et des Traditions populaires » qui permet de faire redécouvrir le savoir-faire de l’artisanat guadeloupéen, démontrent le rôle prépondérant que joue l’artisanat, vocation depuis longtemps ancrée à Sainte-Anne.