Celui-ci avait déclenché une vive polémique en affirmant que les entrepreneurs qui refusaient l'accord d'augmentation de 200 euros des bas salaires devraient « quitter la Guadeloupe » et qu'il ne « laisserait pas une bande de békés rétablir l'esclavage ». Une référence aux descendants de colons blancs, souvent accusés de mainmise sur l'économie des Antilles françaises.
Un des avocats du LKP, Patrice Tacita estime qu'une telle action judiciaire relève de la « provocation ». Si elle est confirmée, « nous allons déposer plainte nommément contre ceux qui ont déposé plainte, pour révisionnisme », a-t-il dit, estimant que les propos de Elie Domota sur les békés reflétaient « la réalité historique ».
Vendredi, Yves Jégo était déjà monté au créneau. " On est dans une démocratie, on est dans une République. La négociation, c'est la base, mais la pression n'est pas acceptable. La Guadeloupe est un pays de droit où l'État de droit sera respecté "
Frédéric Lefebvre, un des porte-parole de l’UMP, a dénoncé les «opérations d’intimidation» menées selon lui par «des sortes de tontons macoutes du LKP en Guadeloupe» et il a demandé au leader du collectif, Elie Domota, de «se calmer».
M. Domota, «on voit bien que c’est un indépendantiste et il a sans doute l’impression qu’il a été élu président de la République de la Guadeloupe (...) Il faut qu’il se calme», a déclaré M. Lefebvre à RMC.
«Je pense qu’aujourd’hui il faut faire cesser ces opérations d’intimidation qui ressemblent plus à des opérations de type mafieuses», a aussi affirmé le député des Hauts-de-Seine, évoquant des reportages en Guadeloupe où on voit agir «des sortes de tontons macoutes du LKP».
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