Haiti Colère face au prix du riz

ÉVITER LE RETOUR DE LA VIOLENCE

Des échauffourées mineures ont été relevées, mais les législateurs ont invité le gouvernement à imposer immédiatement les

baisses de prix pour éviter une incontrôlable montée de la violence. Les agences internationales ont lancé un appel pour des fonds de secours dirigés vers Haïti et d’autres pays frappés par des émeutes de la faim.

Le prix record du pétrole, la demande croissante en Asie, l’utilisation des récoltes pour la production de combustible

organique et d’autres facteurs ont provoqué une forte augmentation du prix des denrées alimentaires dans le monde entier.

Le prix de denrées telles les haricots, le blé, la farine, le sucre, l’huile ont aussi doublé ces derniers mois, dans un

pays où 80 % de la population, presque 9 millions d’habitants, vivent avec moins de 2 dollars par jour.

LA PROPOSITION DE CHAVEZ

Le Venezuela, le plus grand exportateur de pétrole des Amériques, trouve « immorale et criminelle » l’utilisation de

denrées alimentaires pour la production de combustibles et accepte, dans les termes d’un accord signé l’année dernière, de

financer 14 000 barils de pétrole, de produits de raffinage et de gaz naturel par jour vers Haïti.

Ces accords favorisent la démarche du président vénézuélien, Hugo Chavez, d’ouvrir les alliances régionales pour équilibrer

l’influence des USA et de trouver de nouveaux marchés d’exportation pour réduire la dépendance du pays à l’égard des USA,

premier importateur du pétrole vénézuélien.

Haïti paiera 50 % de la facture sous 90 jours et le reste sur 25 ans, à 2 % d’intérêt.

La moitié de la dette sera reversée à une organisation intergouvernementale appelée les fonds de l’ALBA, qui emploiera

l’argent pour des projets de développement en Haïti, mais aussi en Bolivie et au Nicaragua.

(source la gazette des caraibes)