Migrations et frontière : le cas de Saint-Martin

La petite île antillaise de Saint-Martin (90km²) a vu sa population pratiquement tripler ces deux dernières décennies, passant de 25 000 à 70 000 insulaires environ. Les migrations intra-caribéennes sont la cause essentielle du sensible accroissement démographique de cette île mi-française, mi-hollandaise au niveau de vie comparable à celui de l’Europe occidentale mais située dans une aire géographique moins privilégiée. L’article tend à interroger le lien de causalité entre l’afflux massif de populations allochtones et la partition de l’île, ce dernier facteur paraissant déterminant pour la compréhension du phénomène migratoire vers Saint-Martin. L’île serait rendue plus encore attractive par l’existence de cette frontière qui, d’une part, favorise un dynamisme économique particulier et, d’autre part, rend le contrôle des flux migratoires plus difficile en raison du différentiel législatif entre ses deux parties.



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