APE, Quel avantage pour la caraibe

Les entretiens sont cruciaux, car ils impliquent de remplacer le systeme courant sous lequel certain nombre de marchandises de la Caraibe peuvent etre exportées vers l’Europe, avec peu ou pas de droits d’importation européens. Ce systeme s’appelle l’accès préférentiel. Mais l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a décrété qu’il viole les règles de libre échange.

 

Un nouveau systeme de commerce appelé APE (accords de Partenariat Economique), un arrangement économique d’association, devrait être mis en place vers la fin 2007. Il concerne la Caraibe et d’autres pays ACP (Afrique, Caraibes, Pacifique). Il permettra de lever les restrictions sur les importations, y compris les tarifs élevés sur les marchandises provenant d’Europe.

Les entretiens ont été difficiles et l’accord sur les questions clés est toujours une perspective éloignée.

L’Union Européenne indique que les nouveaux accords aideront les pays ACP à développer leurs économies. Ils stimuleront les économies régionales, ce qui aidera à attirer les investisseurs étrangers. La Caraibe dépend en grande partie du tourisme, alors que les produits d’exportation, en particulier le sucre, sont en baisse.

Sous le nouveau contrat, les états ACP devraient ouvrir leurs marchés aux marchandises européennes. L’Union Européenne assure que les exportations de bananes et de sucre ne seront pas moins bien traitées dans le nouvel APE.

Mais les gouvernements des pays de la Caraibe ont exprimé leur mécontentement, du fait que le protocole européen du sucre a été abandonné, sans indications claires de la façon dont le sucre sera traité dans l’accord.

Le premier ministre Jamaïquain, Bruce Golding en sa position de président des démarches, à déclaré, lors de la réunion spéciale des chefs d’Etats des pays ACP à l’occasion du CARIFORUM, vouloir « tenir compte des intérêts des pays et des peuples et travailler pour réaliser un accord modèle du commerce et du développement qui appuierait les avantages pour la région« .

Cet accord modèle devra être réciproque et compatible avec l’OMC.

Bruce Golding a ajouté qu’il faudra trouver une solution pour combler ce manque aux budgets nationaux, et comment les agriculteurs, les artisans et les fabricants, pourrront concurrencer des importations en provenance d’Europe.