arawak

La préhistoire Antillaise à travers les populations Amérindiennes aux caraïbes

Aux Antilles, comme partout ailleurs, les archéologues tentent de reconstituer les étapes de l’évolution technique et sociale des cultures qui se sont succédés dans l’archipel en fouillant les emplacements des anciens villages.
Ces cultures, sans écriture, ont survécu quelques temps à l’arrivée des européens et des chroniqueurs, tel que le moine Ramon Pane, les ont décrites.

C’est pourquoi l’archéologie aux Caraïbes, Antilles révèle une période chronologique de l’humanité depuis l’apparition de l’homme jusqu’à celle de l’écriture et aussi une période lors de laquelle on a pu constater un épanouissement des cultures connues (indirectement par des textes qui leur sont extérieurs). La préhistoire des Antilles n’est pas aussi simple qu’on le pensait autrefois, lorsque la prédominance était accordée aux textes historiques sur la fouille archéologique.

Ce ne sont plus deux cultures, dites traditionnellement « arawak et caraïbe » qui se sont succédés en Martinique et en Guadeloupe mais aux moins cinq groupes culturels différents .De même, le premier peuplement des Antilles originaire du continent sud-américain ne date pas du début de l’ère chrétienne mais remonte au delà de 4000 avant notre ère. Cette connaissance du passé s’acquiert peu à peu au gré de chaque congrès international d’études des civilisations précolombiennes des petites Antilles qui tous les 2 ans fait le point des travaux en cours dans la caraïbe.

Le premier de ces congres fut considéré comme le nouveau départ de l’archéologie antillaise et avait lieu à Fort-de-France en 1961 ; le 6ème congrès s’étant tenu à la Guadeloupe. Les spécialistes ont centré leurs recherches depuis quelques années sur l’étude des manifestations artistiques précolombiennes aux Antilles et ont voulu démontrer l’importance des représentations de la grenouille et de la chauve -souris frugivore. Mais, afin de comprendre l’alliance de ces deux animaux qui de prime abord n’ont pas de points communs,il serait utile de se pencher sur les récits des chroniqueurs,en particulier sur un récit daté du 15ème siècle,écrit par le frère Ramon Pane. Ce dernier avait recueilli quelques-unes des croyances des taino, amérindiens des grandes Antilles, descendants de ceux qui étaient passés par les petites Antilles.

L’analyse des « mythes » collectés par pane peut nous servir a interpréter le sens de l’art, des gravures pariétales (roches gravées), et des sculptures qui n’existent qu’aux Antilles et d’en conclure que les Arawaks n’ont pas été un peuple paisible d’artistes et que les caraïbes n’étaient pas non plus des guerriers dénués de tout sens artistiques.