Prochaine libération massive de détenus à Port-au-Prince

Le commissaire du gouvernement près le tribunal civile de Port-au-Prince, Joseph Manès Louis, annonce la libération prochaine d’un important groupe de détenus pour des raisons humanitaires. Le chef du Parquet soutient que ces personnes avaient été écrouées à Port-au-Prince et à Pétion ville pour des délits mineures.
En visitant la prison civile de Pétion ville, en compagnie de la première ministre, maître Manès Louis a souhaité la comparution des personnes coupables de délits mineures dans le meilleur délai  » Il y aura une vague de libération notamment des personnes ayant purgé leurs peines et qui sont détenues en raison de lenteur administrative », argue le chef du parquet.
Vendredi le chef du Parquet a procédé à la libération de deux femmes enceintes qui avaient été emprisonnées pendant 5 mois.  » Ces personnes étaient là pour voie de fait », dit-il rappelant que l’état a pour devoir de réaliser les jugements dans le meilleur délai.
Par ailleurs, dans son rapport annuel sur la situation dans les prisons, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) fait état de points positifs et de nombreux aspects négatifs dans le système pénitentiaire haïtien. Le RNDDH se réjouit que des travaux de réhabilitation aient été entrepris dans plusieurs prisons civiles du pays, notamment à Port-au-Prince, à Carrefour, à Hinche, à Saint-Marc, à l’Anse à veau, à Delmas et au Cap-Haïtien. En ce qui a trait au Pénitencier National, le RNDDH estime que le plus grand centre de détention du pays qui héberge 3.913 personnes présente de sérieux problèmes. Le RNDDH attire également l’attention sur l’infirmerie du Pénitencier qui accueille 200 détenus par jour et qui est desservie par 4 médecins et 9 infirmiers.  » Près de 81 % de la population carcérale évaluée à 8 272 personnes sont en attente de jugement », expliquent les responsables du RNDDH.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14242
HRV opine : Attention au screening des détenus ciblés. Les autorités judiciaires antérieures avaient été accusées justement par Le RNDDH d’avoir relâché des délinquants et des bandits notoires sous prétexte d’alléger la surpopulation de nos centres de détention.
Cette dépêche met bien l’accent sur le type de détenus susceptible de bénéficier de cette vague prochaine de libération massive mais la situation peut s’avérer très propice pour des magouilles monnayées qui permettraient de laisser passer des bandits de droits communs et dangereux entre les mailles de cette action qui dans sa genèse n’est ni mauvaise ni critiquable.
Dans une société qui a perdu la bataille contre la délinquance, ceci pourrait être assimilée à une nouvelle faille du système que les délinquants eux-mêmes pourraient capitaliser pour renforcer leurs actions


Le commissaire du gouvernement près le tribunal civile de Port-au-Prince, Joseph Manès Louis, annonce la libération prochaine d’un important groupe de détenus pour des raisons humanitaires. Le chef du Parquet soutient que ces personnes avaient été écrouées à Port-au-Prince et à Pétion ville pour des délits mineures.
En visitant la prison civile de Pétion ville, en compagnie de la première ministre, maître Manès Louis a souhaité la comparution des personnes coupables de délits mineures dans le meilleur délai  » Il y aura une vague de libération notamment des personnes ayant purgé leurs peines et qui sont détenues en raison de lenteur administrative », argue le chef du parquet.
Vendredi le chef du Parquet a procédé à la libération de deux femmes enceintes qui avaient été emprisonnées pendant 5 mois.  » Ces personnes étaient là pour voie de fait », dit-il rappelant que l’état a pour devoir de réaliser les jugements dans le meilleur délai.
Par ailleurs, dans son rapport annuel sur la situation dans les prisons, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) fait état de points positifs et de nombreux aspects négatifs dans le système pénitentiaire haïtien. Le RNDDH se réjouit que des travaux de réhabilitation aient été entrepris dans plusieurs prisons civiles du pays, notamment à Port-au-Prince, à Carrefour, à Hinche, à Saint-Marc, à l’Anse à veau, à Delmas et au Cap-Haïtien. En ce qui a trait au Pénitencier National, le RNDDH estime que le plus grand centre de détention du pays qui héberge 3.913 personnes présente de sérieux problèmes. Le RNDDH attire également l’attention sur l’infirmerie du Pénitencier qui accueille 200 détenus par jour et qui est desservie par 4 médecins et 9 infirmiers.  » Près de 81 % de la population carcérale évaluée à 8 272 personnes sont en attente de jugement », expliquent les responsables du RNDDH.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14242
HRV opine : Attention au screening des détenus ciblés. Les autorités judiciaires antérieures avaient été accusées justement par Le RNDDH d’avoir relâché des délinquants et des bandits notoires sous prétexte d’alléger la surpopulation de nos centres de détention.
Cette dépêche met bien l’accent sur le type de détenus susceptible de bénéficier de cette vague prochaine de libération massive mais la situation peut s’avérer très propice pour des magouilles monnayées qui permettraient de laisser passer des bandits de droits communs et dangereux entre les mailles de cette action qui dans sa genèse n’est ni mauvaise ni critiquable.
Dans une société qui a perdu la bataille contre la délinquance, ceci pourrait être assimilée à une nouvelle faille du système que les délinquants eux-mêmes pourraient capitaliser pour renforcer leurs actions

Posté: 2008-10-27 13:18:00


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