Quatre premiers bateaux livrés à la Mission de l’ONU en Haïti pour surveiller les côtes

4 novembre 2008 – L’Uruguay a livré à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et à la police haïtienne quatre bateaux qui serviront à surveiller les côtes du pays.
« Nous avons attendu longtemps, mais ils sont là. Ces bateaux nous permettront de mieux exécuter notre mandat. Des patrouilles seront régulièrement réalisées pour aider à mieux contrôler les mers haïtiennes », a déclaré le représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSTAH, Hédi (…) – Spécial


4 novembre 2008 – L’Uruguay a livré à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et à la police haïtienne quatre bateaux qui serviront à surveiller les côtes du pays.

« Nous avons attendu longtemps, mais ils sont là. Ces bateaux nous permettront de mieux exécuter notre mandat. Des patrouilles seront régulièrement réalisées pour aider à mieux contrôler les mers haïtiennes », a déclaré le représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSTAH, Hédi Annabi.

Ces bateaux sont les premiers déployés sur un total de 16 mis à la disposition de la MINUSTAH par le gouvernement uruguayen. Ils seront basés dans les principales villes portuaires du pays : deux à Jérémie, trois à Port-Salut, deux à Miragoane, deux à Jacmel, deux à Fort-Liberté, deux à Port-de-Paix et trois aux Gonaïves.

La gestion des bateaux est confiée aux soldats uruguayens et à la police nationale haïtienne (PNH) et la police des Nations Unies (UNPol).

D’une vitesse de 90kms/heure, chaque bateau peut transporter jusqu’à douze passagers. Ces équipements permettront d’effectuer des patrouilles et de conduire des opérations conjointes de la police haïtienne et de la police des Nations Unies, avec le soutien logistique des marins uruguayens. Seront aussi présents, lors des patrouilles maritimes, des membres des services de l’Immigration et de la Douane.

Pour couvrir les 1700 kilomètres de côtes du pays, la police haïtienne ne dispose que d’un effectif de 110 garde-côtes, confrontés de surcroit à un manque de matériel et d’équipements.

Les premiers bateaux sont déployés dans le Sud du pays, particulièrement à Port- Salut. Pour accueillir les premiers bateaux, Port-Salut a dû faire peau neuve. La MINUSTAH y a construit les infrastructures nécessaires comprenant entre autres une rampe de 30 mètres de long sur 12 mètres de largeur.

Dans le cadre du contrôle de la frontière avec la République Dominicaine, la MINUSTAH patrouille le lac Azuéi, appelé également Etang saumâtre. Celui-ci était naguère considéré comme une voie de communication souvent utilisée par des trafiquants divers pour des activités illicites.

Deux vedettes rapides pilotées par des casques bleus de la compagnie de Génie brésilienne, avec à leur bord des militaires du contingent jordanien, sillonnent les eaux du lac. Il s’agit de surveiller les mouvements dans cette zone frontalière et de procéder au contrôle des voiliers naviguant sur ces eaux. Ces efforts permettent de lutter contre les trafics illicites de drogues et d’armes, la contrebande, les trafics d’enfants et de travailleurs clandestins.

Le déploiement de nouveaux bateaux entre dans le cadre de l’application des recommandations du Conseil de Sécurité des Nations Unies, dans sa résolution 1780 du 15 octobre 2007. Celle-ci prévoyait, en effet, le renforcement de la surveillance au niveau des frontières maritimes et terrestres d’Haïti afin d’enrayer les trafics transfrontaliers illicites.

Source : Service d’information des Nations Unies, New York


Posté: 2008-11-07 03:01:13


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