Rebondissement dans l’Affaire Parquet de Port-au-Prince/ Judith Benoît : l’ULCC sollicite la mise en mouvement de l’action publique contre le directeu

Affaires « éventuellement » sous-jacentes : harcèlements sexuels contre Mme Benoit/Lutte pour la « conquête » de l’ONA Lundi 29 septembre 2008,
Radio Kiskeya
L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a formellement demandé au Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince de mettre l’action publique en mouvement contre le directeur général de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), Sandro Joseph, dans le cadre d’une enquête ouverte sur un dossier de blanchiment d’argent.
L’information émane du Commissaire du gouvernement près le Parquet du Tribunal civil de la capitale, Me Manès Louis, interrogé lundi par radio Kiskeya.
L’affaire concerne les conditions d’acquisition d’un véhicule payé cash, au nom de la dame dénommée Judith Benoît, amie actuelle du directeur de l’ONA, mais qui aurait entretenu dans le passé des rapports particuliers avec le trafiquant de drogue Jacques Kétant, incarcéré aux Etats-Unis.
Le concessionnaire automobile, Caribe Motors, et M. Sandro Joseph n’ont pas pu fournir jusqu’ici au Parquet des précisions sur l’identité de la personne qui a versé les 25.000 dollars américains pour l’acquisition du véhicule. Le chef du Parquet estime de ce fait que l’un ou l’autre doit avoir quelque chose à cacher. De ce fait, il dit attendre les résultats de l’investigation du Bureau des Affaires Economiques de la Direction Centrale de Police Judiciaire (Police Nationale d’Haïti), avant d’informer davantage sur le dossier. Il rappelle que, conformément aux dispositions adoptées en février 2001 dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, personne n’a le droit de contracter affaire en déposant dans une quelconque entreprise commerciale un montant en liquide dépassant 200.000 gourdes (5.000.00 dollars américains), sans apporter des informations précises sur l’origine de la somme.
Intervenant dans la presse la semaine dernière, l’avocat de Mme Judith Benoît, Me Reynold Georges, avait établi un lien direct entre l’investigation dont sa cliente est aujourd’hui l’objet et le refus qu’elle avait maintes fois opposé aux avances « sexuelles » du prédécesseur au Parquet de Me Manès Louis, le commissaire Claudy Gassant. Me Georges avait alors publiquement mis en demeure le Parquet de prouver que le véhicule avait été acheté dans de mauvaises conditions et que Mme Benoît aurait des liens quelconques avec le trafiquant Jacques Kétant.
Tout en accréditant les dires de l’avocat concernant les harcèlements dont Mme Benoît a été l’objet, des sources proches du directeur de l’ONA souhaitant pour le moment garder l’anonymat, font état d’une « vaste machination visant la révocation pure et simple de M. Joseph, le poste représentant de tout temps un enjeu majeur pour des secteurs avides de pouvoir et d’argent ». [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5295
HRV opine : Un juteux petit scandale qui vient à point nommé pour mettre un peu d’ambiance dans le panorama haïtien. Le public friand de ce genre d’épisode aura bien l’embarras du choix. Entre les dénonciations de détournements de fonds alloués pour les travaux d’infrastructures après le passage de Jeanne, les députés et les sénateurs qui reçoivent des enveloppes pour exécuter des projets dans leurs communes et départements, les actes de corruption émaillant la distribution de l’aide humanitaire…
Le public avait fini par oublier les actions turbulentes du prédécesseur du bruyant commissaire de gouvernement. L’actuel chef du Parquet qui n’avait pas hésité à faire de son prédécesseur son insigne modèle s’est lancé sur ses traces avec des dossiers très médiatisés mais qui représentent en fait une montagne qui accouchera d’une ridicule souris.
Un autre élément plus que pathétique de cette situation ridicule est la présence de cet avocat pathétique, défenseur des mauvaises causes. Un émule du Maître Vergès version haïtienne.
Au moins les haïtiens auront de quoi rire en cette période de crise généralisée.


Affaires « éventuellement » sous-jacentes : harcèlements sexuels contre Mme Benoit/Lutte pour la « conquête » de l’ONA Lundi 29 septembre 2008,
Radio Kiskeya
L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a formellement demandé au Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince de mettre l’action publique en mouvement contre le directeur général de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), Sandro Joseph, dans le cadre d’une enquête ouverte sur un dossier de blanchiment d’argent.
L’information émane du Commissaire du gouvernement près le Parquet du Tribunal civil de la capitale, Me Manès Louis, interrogé lundi par radio Kiskeya.
L’affaire concerne les conditions d’acquisition d’un véhicule payé cash, au nom de la dame dénommée Judith Benoît, amie actuelle du directeur de l’ONA, mais qui aurait entretenu dans le passé des rapports particuliers avec le trafiquant de drogue Jacques Kétant, incarcéré aux Etats-Unis.
Le concessionnaire automobile, Caribe Motors, et M. Sandro Joseph n’ont pas pu fournir jusqu’ici au Parquet des précisions sur l’identité de la personne qui a versé les 25.000 dollars américains pour l’acquisition du véhicule. Le chef du Parquet estime de ce fait que l’un ou l’autre doit avoir quelque chose à cacher. De ce fait, il dit attendre les résultats de l’investigation du Bureau des Affaires Economiques de la Direction Centrale de Police Judiciaire (Police Nationale d’Haïti), avant d’informer davantage sur le dossier. Il rappelle que, conformément aux dispositions adoptées en février 2001 dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, personne n’a le droit de contracter affaire en déposant dans une quelconque entreprise commerciale un montant en liquide dépassant 200.000 gourdes (5.000.00 dollars américains), sans apporter des informations précises sur l’origine de la somme.
Intervenant dans la presse la semaine dernière, l’avocat de Mme Judith Benoît, Me Reynold Georges, avait établi un lien direct entre l’investigation dont sa cliente est aujourd’hui l’objet et le refus qu’elle avait maintes fois opposé aux avances « sexuelles » du prédécesseur au Parquet de Me Manès Louis, le commissaire Claudy Gassant. Me Georges avait alors publiquement mis en demeure le Parquet de prouver que le véhicule avait été acheté dans de mauvaises conditions et que Mme Benoît aurait des liens quelconques avec le trafiquant Jacques Kétant.
Tout en accréditant les dires de l’avocat concernant les harcèlements dont Mme Benoît a été l’objet, des sources proches du directeur de l’ONA souhaitant pour le moment garder l’anonymat, font état d’une « vaste machination visant la révocation pure et simple de M. Joseph, le poste représentant de tout temps un enjeu majeur pour des secteurs avides de pouvoir et d’argent ». [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5295
HRV opine : Un juteux petit scandale qui vient à point nommé pour mettre un peu d’ambiance dans le panorama haïtien. Le public friand de ce genre d’épisode aura bien l’embarras du choix. Entre les dénonciations de détournements de fonds alloués pour les travaux d’infrastructures après le passage de Jeanne, les députés et les sénateurs qui reçoivent des enveloppes pour exécuter des projets dans leurs communes et départements, les actes de corruption émaillant la distribution de l’aide humanitaire…
Le public avait fini par oublier les actions turbulentes du prédécesseur du bruyant commissaire de gouvernement. L’actuel chef du Parquet qui n’avait pas hésité à faire de son prédécesseur son insigne modèle s’est lancé sur ses traces avec des dossiers très médiatisés mais qui représentent en fait une montagne qui accouchera d’une ridicule souris.
Un autre élément plus que pathétique de cette situation ridicule est la présence de cet avocat pathétique, défenseur des mauvaises causes. Un émule du Maître Vergès version haïtienne.
Au moins les haïtiens auront de quoi rire en cette période de crise généralisée.

Posté: 2008-09-30 22:47:00


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